L’influence de l’environnement sur notre santé n’est rien de nouveau, déjà Hippocrate (v. 460 – 377 av. J.-C.) ne jugeait pas d’une partie du corps sans connaître le tout, lui-même indissociable de son milieu : ” Pour approfondir la médecine, il faut considérer d’abord les saisons, connaître la qualité des eaux, des vents, étudier les divers états du sol et le genre de vie des habitants ” disait-il.

“L’environnement est la clé d’une meilleure santé”, déclare l’OMS (L’Organisation mondiale de la santé, à la Conférence ministérielle “santé et environnement”, Londres, juin 1999). Et d’inclure dans le terme Environnement des paramètres physiques liés aux milieux (pollution de l’atmosphère, de l’eau, impact des déchets…) et à l’ensemble des activités humaines (air ambiant, accidents domestiques, violences urbaines…).

Les vecteurs entre l’environnement et l’homme sont nombreux; Voici quelques exemples; l’eau que nous buvons et utilisons, l’air ambiant extérieur et intérieur que nous respirons, les produits alimentaires de la chaine alimentaire, les rayonnements de toutes sortes, les produits qui sont en contacts avec notre peau, etc.

Grâce aux progrès de l’éco-toxicologie et des sciences environnementales (analyses des milieux, études d’impact, etc.), un pas a été franchi depuis les années 80 avec l’apparition d’un nouveau concept, celui de santé environnementale et de ses corollaires : Médecine environnementale, Risque sanitaire environnemental, etc. Cette discipline met l’accent sur les causes “externes” dans le développement de nouvelles pathologies.

En cas d’altération de la santé, les causes sont toujours multiples. Elles peuvent provenir “de l’intérieur” avec des causes héréditaires (génétiques), congénitales, fonctionnelles, lésionnelles, psychosomatiques ou encore dues au système immunitaire, mais elles peuvent aussi être engendrées par des éléments extérieurs : facteurs physiques (radiations ionisantes), facteurs chimiques (toxiques) et facteurs vivants (germes, microbes, parasites). Elles peuvent aussi avoir des liens avec des comportements personnels ou culturels (violence, tabagisme, alcoolisme).

David Servan Schreiber dans son livre anticancer s’est interrogé de manière scientifique sur ces relations maladie – facteurs venant de l’intérieur ou de l’extérieur et il arrive à une conclusion surprenante, l’essentiel vient des facteurs extérieurs, de notre environnement, de notre manière de nous nourrir, de boire, de respirer, de bouger, de dormir, etc et des conséquences sur le fonctionnement des nos systèmes.

Si la maladie et son évolution est influencée par de tels facteurs, nous avons la possibilité de reprendre le pouvoir sur notre santé, notre énergie, notre vitalité. Il suffit de savoir ce que nous devons changer dans notre environnement pour être en bonne santé, pour avoir de l’énergie et de la vitalité, pour rendre au corps ses pleines capacités d’auto régulation, d’équilibre, de régénération et réparation.

Voici ses conclusions principales:

Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale l’activité humaine a fondamentalement transformé notre environnement par:

  • l’augmentation considérable de la consommation de sucre et le raffinage
  • la transformation de l’agriculture et de l’élevage (pesticides, insecticides), et par conséquence de nos aliments en fin de chaîne alimentaire des produits souvent industriels (farines blanches, huiles végétales, OGM, par exemple)
  • l’exposition à de multiples produits chimiques ou électromagnétiques qui n’existaient pas avant 1940

Dès lors en maitrisant l’eau que nous buvons, l’air que nous respirons, les aliments que nous mangeons, notre sommeil et nos exercices physiques nous nous donnons le pouvoir d’influencer fortement notre santé, notre énergie, notre vitalité et offrons à notre corps la pleine capacité d’auto- régulation pour lutter contre les risques de maladies, même celles qui pourraient venir de l’intérieur.