L’institut Gottlieb Duttweiler à Rüschlikon près de Zürich vient de publier une étude très intéressante concernant la confiance des consommateurs. Les conclusions sont claires, les consommateurs se méfient de plus en plus de l’industrie agroalimentaire. Les grands budgets marketing, les salaires exorbitants, les manipulations des médias et les nombreux problèmes de qualité des produits comme dans la filière de la viande à conduit le consommateur à retirer sa confiance à cette industrie. Les consommateurs ne croient plus que cette industrie et le commerce qui vit de cette industrie s’intéresse à lui et à son bien-être. Aujourd’hui le marketing de masse a vécu.

Durant des décennies, des hommes et des femmes ont consommées ce que la pression marketing et la disponibilité des produits dans le commerce leur offrait, bannissant les articles qui se vendaient mal. Mais aujourd’hui cela est derrière nous. Le consommateur ne veut plus consommer comme la grande masse, mais avoir des exclusivités, des raretés, des produits en qui il peut avoir confiance.

Mais alors comment les trouver? A qui faire confiance, si on ne croit ni au fabricants, ni aux médias, ni au commerce? Le consommateur se tourne vers ses réseaux sociaux, son cercle d’amis, les connaissances qui ont expérimentés les produits mais aussi vers les réseaux sociaux sur Internet ou il peut trouver des personnes qui ont la même sensibilité que lui et s’est à l’intérieur de ces réseaux qu’il trouve les réponses à ses questions.

Si certains pensent, qu’Internet n’offre pas des informations fiables, cette étude démontre que dans ces réseaux sociaux la plus petite incorrection est tôt ou tard découverte et les sanctions peuvent être dramatiques avec une réputation totalement détruite.

Contrairement à ce qu’on peut penser, dans nos sociétés modernes, l’importance du capital social ne diminue pas, mais il augment rapidement.

Dans les réseaux se développent des relations durables et enrichissantes avec une facilité et une rapidité déconcertante pour ceux qui les comparent la création de réseaux dans les années 70 ou 80. Ce réseautage ne redonne pas seulement confiance et identité aux personnes, mais offre aussi accès à de nouvelles ressources et à d’autres personnes influentes. Le réseau n’a pas pour objectif de relier les êtres humains aux produits ou aux entreprises, mais de relier les êtres humains entre eux.