Par: Erik Grimmel Scheinberg

Qui prend sa retraite à 30 ans, a de l’arthrose à 40, est en surcharge pondérale à 50 et a de fortes chances de mourir d’une crise cardiaque à 60 ? Réponse : un sportif de haut niveau.

L’essor du sport avec son spectacle des performances physiques, avec l’exhibition de la beauté des corps, avec la rigueur du train de vie exigé, nous fait croire à un comportement de sage ou d’ascète dont la récompense est la santé.

Il en est autrement. L’amalgame sport = santé, est dangereuse. Elle a ses origines dans la sédentarité et la mauvaise bouffe… également dangereuse, mais les industriels de la “forme physique”, gérants de salles de musculation, fabricants d’appareils de musculation et autres tapis roulants ont su tirer leur épingle du jeu. Encouragés par l’exubérance médiatique des orgies de spectacles sportifs, ils ont hypertrophié, par toute une panoplie de rituels, des équipes de stars et autres “dieux du stade”.

La beauté prodiguée en sculptant les corps, leur donnant du tonus et en moulant des muscles, participe au mirage de la santé physique et mentale. On croit souvent que si un corps est beau, c’est qu’il est en bonne santé. Mirage et miracle médiatique aussi vain qu’éphémère, car même si c’était vrai, pendant combien de temps ?

L’envers du décor est plus décevant.

Le sport exige du temps et de l’investissement. C’est légitime quand on le pratique par passion, mais le fonctionnaire fatigué ou le libéral surbooké qui investit de son temps dans des contraintes éprouvantes en croyant capitaliser sa santé, est victime d’une de plus grandes escroqueries médiatiques des temps modernes.

La vérité que les médias nous cachent, celle que les tous médecins nous révèlent tout bas à l’oreille dans l’intimité d’une consultation personnelle est autre. Le sport use, le sport blesse, il use les articulations, il provoque des tendinites, de l’ostéoporose et des hernies discales, si ce n’est des accidents. La production de radicaux libres provoque un vieillissement prématuré. Le sport agit comme une drogue par la production d’endorphines dont l’euphorie qu’elles provoquent permet de cacher ses effets néfastes. C’est une forme d’addiction, politiquement correcte, mais addiction quand même…

Les sportifs sollicitent leurs fonctions vitales et leurs articulations au-delà des limites nécessaires pour exercer les fonctions du corps. Le jour où un muscle ne travaille plus, ou travaille moins que d’habitude il atrophie son volume excédentaire et se remplit de graisse. Or combien de temps peut on infliger à son corps des efforts, des contraintes excessives et des traumatismes sans répit ? Un tennisman même amateur doit lever le pied à 30-40 ans, un haltérophile est obligé d’imposer à son corps des efforts croissants jusqu’à 50 ans, âge auquel l’arthrose le guette et l’oblige à pratiquer des exercices de substitution. Un footballeur qui traumatise ses genoux pendant 25 ans, doit s’arrêter à 40. Comment réagit un organisme habitué à l’effort et contraint un jour de s’arrêter par l’âge ou par les activités quotidiennes ? Avec la surcharge pondéral ou l’ostéoporose.

Le véritable bienfait pour la santé est l’exercice. Or l’amalgame entre exercice et sport est fréquent.

Pour être en bonne santé, vivre longtemps en bonne santé, le simple exercice est suffisant. Il y a une grande différence entre faire travailler son corps et l’user en lui exigeant des efforts pour lesquels il n’est pas programmé.

La marche à pied rapide, une demi-heure par jour est l’exercice idéal pour celui qui veut être en forme et vivre le plus longtemps possible en bonne santé et rester souple et actif jusqu’à la fin de ses jours à un âge avancé, 80/90 ans. On est loin des 60/65 ans auxquels un sportif est condamné.

Bien entendu, ça n’apporte pas un look athlétique, mais ça apporte plus de bienfaits à la santé que de soulever 50 kg de ferraille deux heures par jour ou se bousiller un coude en envoyant une balle avec une raquette à 200 km à l’heure des centaines de fois par semaine.

Le mythe de “la forme” prend dans notre société plusieurs visages, le sport, l’alimentation, la consommation de compléments alimentaires, alors qu’être en forme, “avoir la pêche” en permanence est le résultât d’un style de vie particulier, facile à pratiquer sans effort et dont le plaisir est la composante principale.

Notre publication « Comment avoir la pêche en permanence et en toute circonstance » propose un programme simple, à exercer au milieu des activités quotidiennes, et qui permet d’optimiser cet état général de bonne santé qui porte l’être humain à un état permanent de satisfaction et de bonheur connu sous l’expression populaire “d’avoir la pêche”. A propos de l’auteur:

Erik Grimmel Scheinberg est un chercheur passionné de la forme physique et mentale. Il conseille régulièrement des hommes et des femmes à mieux vivre et travailler.

http://www.etre-en-forme.com erik@etre-en-forme.com Fourni par ArticlesEnLigne : Articles Gratuits et Contenu Gratuit