Autonomie, brisez les chaînes L’être humain n’aime pas la contrainte, il aspire à l’ autonomie. C’est à travers l’ autonomie qu’il est en mesure de piloter efficacement sa vie, de s’adapter aux situations changeantes et de vivre sereinement. Par contre, si l’être humain rencontre trop de contraintes, de normes ou de règles, il perd en capacité d’adaptation et voit surgir des difficultés à agir et réagir conformément à la réalité des choses.

Cela obligera alors un pilote externe à prendre le relais et d’intervenir à la place de la personne.

Est autonome, celui qui dans une situation donnée n’est piloté, ni par un pilote externe (autre être humain), ni par un système de contraintes de quelque nature que ce soit autre que les lois et règles adéquates qu’il a acceptées en pleine connaissance de cause et de plein gré.

Dans nos société de type libérale, l’autonomie est au coeur du dispositif. Chaque être humain est donc sensé agir de manière autonome à l’intérieur de règles qui ont été établies de manière démocratique. Devant ces règles nous sommes égaux.

L’être humain est fait pour vivre libre. Sans liberté il se trouve contraint et il ne peut que ressentir du stress.

L’ autonomie de l’individu est importante à la fois pour l’individu et pour la société.

Pour l’individu

qui désire être reconnu et respecté, l’autonomie apporte cette reconnaissance. Il n’est alors pas considéré comme un rouage, mais comme un être humain à part entière. L’autonomie lui confère ainsi la capacité de:

  • mettre en harmonie la manière de voir et d’agir sans influences externes.
  • donner un sens à son activité.
  • prendre en compte des situations changeantes et
  • accroître la flexibilité de conduite et d’action pour plus d’efficacité et de sécurité.

Pour la société,

l’autonomie permet de ne pas devoir s’occuper de chacun, de devoir piloter chacun en toute circonstances. Elle crée ainsi un système ouvert, créatif, innovant, critique. Celui-ci lui permet de s’ouvrir à une grande variété d’états, d’avoir des collaborateurs ou membres motivés qui prennent des initiatives, qui acceptent les responsabilités. L’autonomie permet en plus l’apport de savoir et savoir faire et contribue ainsi aux objectifs communs.

Les risques de la dépendance et de l’hétéronomie pour l’individu et la société

Le fait de suivre des normes, des modèles de comportement trouvés en dehors de soi-même et qui n’ont pas été intériorisé conduit à la dépendance et à l’hétéronomie. Cette situation amène un certain nombre de risques à la fois pour l’individu et la société.

Pour l’individu,

la dépendance et l’hétéronomie les rends ainsi incapables de juger par eux-mêmes une situation, une réalité des choses. L’individu est incapable de prendre des initiatives. Il doit alors être conduits et ne fonctionne qu’à l’intérieur de règles qui lui sont fournie et imposées de l’extérieur. Ceci est alors un grand facteur de démotivation et de découragement. La spontanéité, la créativité, la prise de responsabilités et les initiatives en sont alors affectées.

Pour les sociétés,

la dépendance et l’hétéronomie conduisent

  • aux bureaucraties,
  • à un manque de créativité et d’innovations.

Elles exigent de plus en plus de règles, normes, lois, conduite et d’autorité. La flexibilité est réduite et cela conduit à la réduction des variétés de pilotage. Contraintes et de répressions réduisent la capacité critique et diminuent l’efficacité et la sécurité.

Ce comportement de dépendance permet peut-être la réduction de l’un ou l’autre des dommages, mais sur l’ensemble réduit les capacités de pilotage de manière importante.

L’idéal à atteindre dans cette relation autonomie dépendance est certainement qu’une personne soit capable d’agir de manière autonome en ayant une excellent connaissance de la réalité dans toute son étendue et sa profondeur.

Que retenir de cette page?

Une personne qui manque d’autonomie est une personne qui devient une charge pour son entourage. Elle doit être conduite dans de nombreuses situations.