Nous vivons en association intime avec notre environnement

Dernièrement j’ai trouvé une expression qui s’accorde parfaitement avec le thème que je traite ici : “Le poisson est le dernier à découvrir l’eau” Vivre en association intime avec son environnement nous rend aveugle. Donc ce qui nous entoure constamment devient invisible et ne capte pas notre attention. Nous ignorons leurs mécanismes, normes, pratiques et règles.

Baignant dans la soupe nous-même, de manière constante et permanente, nous sommes alors comme ce dernier qui découvre l’eau, pour nous notre environnement.

Dans mon dernier message, j’ai traité le lien “moi, être vivant” avec “mon biotope personnel”. Aujourd’hui je souhaite vous inciter à approfondir un tant soit peu votre conscience de la soupe dans laquelle vous vivez et des liens qui vous unissent à votre environnement.

Il y a deux manière de considérer ces liens,

  • par la connaissance, intellectuellement par notre savoir
  • par l’expérience, la pratique délibérée de découverte de ces liens

Le savoir tout seul ne suffit pas pour être motivé d’améliorer la qualité de la soupe. Il nous faut aussi apprendre à élever notre envie de vivre dans un environnement sain et équilibré. Ensuite nous devons encore élever notre confiance en nos compétences personnelles pour pouvoir y arriver.

Avez-vous envie de vivre dans un environnement qui produit de la santé pour vous plutôt que du mal-être et des maladies ? La réponse ne peut être que oui. Mais cette envie à peine exprimée, n’est-elle pas déjà réduit par le doute qui s’installe sur la capacité d’y arriver ? N’avez-vous pas déjà des pensées qui vous disent dans votre tête, que vous tout seul vous ne pouvez suffisamment influencer votre environnement ?

Les pensées, idées qui nous assaillent

Connaissances : Dans la soupe dans laquelle nous baignons circulent énormément d’informations, d’idées, de conseils, de savoir, de connaissances, d’impressions que les êtres humains échangent entre eux. Cette masse d’informations nous dépasse. Notre cerveau est donc incapable de la gérer de manière consciente. Il trie cette masse d’informations et se construit donc des modèles du monde, c’est à dire ; une manière de voir le monde qui réduit ou même évite les pensées contre intuitives. Cette protection est nécessaire pour l’équilibre d’une personne. Cependant, cela laisse ensuite peu de place aux idées nouvelles qui peuvent heurter des modèles stables et en équilibre. Une personne fermée aura tendance à refuser une idée nouvelle en particulier si elle est contre intuitive. Tandis qu’une personne ouverte pratiquera la halte créative ou le jugement différé avant de décider si elle veut l’explorer plus en avant.

La question que je devrais donc me poser, en recevant une information issue de mon environnement: Comment vais-je réagir face à cette information ? Est-ce que j’ai envie d’explorer plus à fond cette idée ou si je la refuse spontanément pour quel motifs, est-ce?

Pour découvrir comment vous abordez votre association intime avec les idées, les pensées, les suggestions des autres qui flottent dans cette soupe, recourrez à la pratique délibérée du jour.

Pratique délibérée jour 1 : Analysez votre manière ouverte ou fermée d’aborder des idées, des conseils et suggestions, des expériences qui flottent dans votre environnement. Faites le de manière consciente. Pratiquez la halte créative et le jugement différé. Soyez conscient que notre cerveau travaille de manière sélective et en utilisant le moins d’énergie possible. Les nombreux erreurs de réflexions que nous pouvons commettre en témoignent.

L’air que nous respirons

Connaissances : Un autre facteur de vie c’est l’air que nous respirons ; l’air de l’intérieur, l’air de l’extérieur. Chacun respire environs 22’000 fois par 24 heures et brasse ainsi 15’000 litres d’air. 80 à 90% de notre temps nous le passons dans des endroits fermés. Nous respirons donc principalement de l’air intérieur. Et contrairement à ce que la plupart des gens pensent, l’air intérieur est entre 5 à 7 fois plus pollué que l’air extérieur. Croyant être à l’abri dans des locaux fermés que laissons-nous entrer dans notre corps, quels contaminants ? L’air en association intime avec nous, sans aucune précaution.

Pratique délibérée jour 2 : installez une alerte sur votre ordinateur qui se répète à chaque heure. Elle vous rappelle d’ouvrir la fenêtre toutes les heures un moment et laisser entrer l’air extérieur. Rendez-vous compte que cet air contribue à améliorer votre milieu de vie. Prenez une grande respiration et ressentez cet air qui remplit vos poumons, votre corps.

L’eau et les boissons que nous buvons

Connaissances : Notre corps est constitué de 65 à 70 % d’eau. Cette eau n’est pas répartie uniformément. Sa concentration varie d’un organe à l’autre, de 1 % dans l’ivoire des dents à 90 % dans le plasma sanguin. Outre le sang, les organes les plus riches en eau sont le cœur et le cerveau.

La plus grande part de toute l’eau de l’organisme siège à l’intérieur des cellules. Une autre partie occupe l’espace intercellulaire, servant de réserve aux cellules et aux vaisseaux sanguins. Le reste est contenu dans le sang et la lymphe, et circule en permanence dans tout l’organisme.

Notre corps ne peut stocker l’eau. Et l’organisme élimine en permanence de l’eau via les excrétions, la respiration et surtout la transpiration. Les quantités d’eau ainsi perdues doivent constamment être remplacées. Outre d’être le constituant essentiel des cellules, l’eau remplit plusieurs fonctions elle :

  • participe aux nombreuses réactions chimiques dont le corps humain est le siège,
  • assure le transit d’un certain nombre de substances dissoutes indispensables aux cellules,
  • permet l’élimination des déchets métaboliques,
  • aide au maintien d’une température constante à l’intérieur du corps.

L’eau est donc vitale. La pratique délibérée devrait nous habituer à lui accorder une place de choix.

Pratique délibérée jour 3 : Utilisez l’alerte installé sur votre ordinateur ou téléphone pour vous rappeler de boire un verre d’eau chaque heure. De préférence optez pour une eau vitale, évitez l’eau morte en bouteille autant que possible. Une eau vitale doit hydrater votre corps et lui fournir de l’énergie que vous pouvez ressentir.

Les aliments que nous mangeons

Connaissances : Ce que vous mangez devient ce que vous êtes. Si vous choisissez des aliments naturelles, de qualité et non traitées chimiquement, et vous les préparez soigneusement, votre corps dispose de matières qui lui permettent de vous fabriquer un corps de qualité, sain et équilibré. Par contre, si vous vous alimentez de produits industriels de piètre qualité, transformé par l’industrie agro-alimentaire, vous risquez de laisser entrer en vous de aliments sans valeurs nutritionnelles, sans vie. Le Dr David Schreiber, médecin chercheur écrit dans son livre “Anticancer” que 56 % de nos calories proviennent de sources qui ne contiennent aucune protéine, aucune vitamine, aucun des minéraux et acides gras oméga 3 essentiels aux fonctionnement de notre organisme et alimentent par contre directement la croissance du cancer.

Alors qu’est-ce que je laisse entrer dans mon corps ? Que sais-je des aliments que je mange ? Est-ce qu’ils me nourrissent ou est-ce qu’ils me remplissent uniquement ? Les médicaments et compléments alimentaires que contient-ils, quels vont être leurs effets ?

Pratique délibérée jour 4: Aujourd’hui soyez conscient de ce que vous mangez. N’avalez pas votre nourriture comma à votre habitude. Se nourrir s’est se charger de vie. Le sucre raffiné, les farines blanches, les huiles végétales ne vous chargent pas en vie. Alors observez ce que vous mangez à chaque prise d’aliments et surtout faites le tri entre les aliments pour la vie (se sentir bien) ou contre la vie (se sentir mal).

Les produits que nous étalons sur notre peau

Connaissances : Si vous suivez un peu les actualités, vous vous êtes certainement rendu compte qu’un certain nombre de molécules sont aujourd’hui considérés comme malsain et risqué. Je pense par exemple à l’aluminium, au paraben, à de nombreux conservateurs, colorants et j’en passe. Ces contaminants se trouvent dans les produits cosmétiques, les shampooings, les produits de douche, les crèmes solaires et autres crèmes, les produits de maquillage, les parfums et eaux de toilettes, les mousses à raser, etc.

Afin d’éviter de contaminer vos organes et cellules utilisez au maximum des produits bio. C’est à dire des produits qui soutiennent ou du moins ne perturbent les mécanismes biologiques de votre corps.

Pratique délibérée jour 5 : Passer au peigne fin vos produits que vous étalez sur la peau. Découvrez les contaminants qu’ils contiennent et cherchez à les remplacer progressivement par des produits bio autant que possible. Constituez-vous une liste de remplacement.

Les produits que nous utilisons dans notre quotidien

Connaissances : En dehors des produits que vous laissez directement entrer dans votre corps, votre environnement de vie est chargé de nombreux contaminants qui proviennent des colles, des produits de nettoyage, des tapisseries, des colorants, des outils et produits auxiliaires que vous utilisez au quotidien, comme par exemple, l’alu pour la cuisine, les sachets en plastique, la vaisselle, etc.

Il faut ici se rappeler, que tout est en tout et inversement. Ce qui s’y trouve se trouve dans votre environnement et par conséquent dans votre corps tôt au tard. C’est la conséquence de cette association intime entre vous et votre environnement. Il n’y a pas de séparation entre la vie, les choses et l’environnement.

Pratique délibéré jour 6 : Aujourd’hui vous pourriez passer en revue le contenu de votre armoire de produits d’hygiène et de nettoyage. Triez les produits.

Les ondes qui nous assaillent et nous traversent

Connaissances : Ce n’est pas parce que nous ne les voyons pas, que les ondes n’affectent pas notre corps et ses cellules. Certaines personnes particulièrement électro sensibles nous rappellent que les ondes peuvent nous perturber. Le fait de ne pas être électro sensible, n’est pas une garantie pour notre santé. Tout au contraire, c’est comme si le témoin du remplissage du réservoir d’essence ne fonctionnerai pas. Nous pourrions donc nous trouver à sec, sans avertissement.

Nos cellule corporelles n’aiment pas vraiment être assailli d’ondes perturbateurs. Leur bon fonctionnement en seraient affectés à la longue. Le fait de ne pas nous en rendre compte ne nous protège pas.

Pratique délibérée jour 7 : Faites un inventaire des sources d’ondes que vous avez dans votre ménage, et dans votre maison qui émettent un rayonnement. Combien de wifi captez vous à votre domicile. De combien d’écrans disposez vous. Vous êtes en association intime avec votre four à micro ondes à la cuisine, avec les lampes LED et tous les objets connectés Et n’oubliez pas le rayonnement du téléphone, du Bluetooth, des installations photovoltaïques sur le toit de la maison et dans le voisinage.

Rendre visible l’association intime par la pratique délibérée

Le poisson est le dernier à découvrir l’eau. Et nous sommes les derniers à découvrir que nous sommes entourés dans notre milieu de vie d’une multitude de perturbateurs qui affectent notre bien-être et notre santé. Notre environnement nous est tellement familier, que nous ne nous rendons pas compte consciemment des risques que celui-ci peut contenir pour notre santé et bien-être.

Souvent nous ne voyons que les avantages visibles qu’on nous présente. Ce qui est invisible, parce que le projecteur est orienté vers d’autres chose, nous ne le voyons pas.

En mettant le projecteur sur ce qui est à première vue invisible, nous commençons à nous rendre compte de l’ensemble des choses qui nous affectent. Nous sommes la soupe, nous faisons partie de la soupe dans laquelle nous nageons pour le meilleur et pour le pire.

Et si nous ne pouvons pas changer le monde, nous pouvons déjà considérablement améliorer le milieu de vie dans lequel nous vivons. Contrairement au poisson, nous avons cette capacité.