Bien-être pour tous

Vous avez certainement déjà posé la question : “Comment ça va, comment allez-vous ?” et reçu une réponse toute automatique qui ne vous renseigne en rien sur le bien- ou le mal-être de votre vis à vis. On peut même se demander, si en posant cette question, la réponse nous intéresse vraiment ? Le bien-être pour tous est-ce vraiment une de nos préoccupations ?

Bien-être personnel

Être bien est un ressenti personnel, subjectif, difficile à exprimer en mots. Et pourtant chacun de nous y aspire. Qu’est-ce que c’est donc ce bien-être que nous appelons tous de nos vœux ? Quels déterminants contribuent à sa réalisation ?

Le bien-être est par définition un concept subjectif, seul le sujet lui-même peut le définir. Alors est-ce que cela veut dire qu’il n’est qu’individuel et ne peut servir de base pour tous ? Y a-t-il un pour tous ?

En premier il faut savoir qu’être bien soi-même n’enlève rien à aux autres. En ça, c’est comme pour l’éclairage publique. Si vous profitez de cette lumière, vous n’enlevez rien à une autre personne. Bien au contraire. Être entouré de gens qui vont bien est bien plus agréable qu’être entouré de gens qui vont mal. Il est donc souhaitable que le bien-être soit pour tous.

Bien-être pour tous?

Cependant le fait que la définition de cet état d’être appartienne à chacun a des implications considérables pour la vie en société et le partage. Il n’existe ainsi pas un bien-être idéal qu’il est possible d’imposer. Le “bien-être pour tous” doit partir de ce que les individus d’un collectif (membres de votre famille, les employés d’une entreprise, les citoyens d’un quartier, d’une ville, d’une nation) expriment. Il ne peut donc pas être défini par une autorité, un organe politique, une hiérarchie.

Ensuite il ne se limite pas uniquement à la satisfaction des besoins par un apport externe ou la simple consommation de produits et de services. Posséder ne suffit pas pour vous le procurer. Il ne peut véritablement émerger que si des processus endogènes d’autoconstruction y participent. L’individu doit donc faire appel à sa raison et non seulement à son ressenti. Il doit participer par sa réflexion consciente à la construction de son propre bien-être et de celui des autres. Il doit donc être pensé et communiqué.

Lorsqu’on dépasse le périmètre individuel, lorsque l’environnement de vie est impliqué, le recours à cette notion nécessite une formalisation interactive de partage. Elle devient ainsi un excellent outil pour organiser la vie en commun et la vie politique et interroger les projets des collectivités en faisant participer les citoyens à définir ce bien-être et celui pour tous. Comme résultat on améliore ainsi la cohésion sociale d’une collectivité et on remplace une gestion souvent trop technocratique par une gestion plus humaine.

Donc laissons nous guider davantage par cette notion dans nos actions au quotidien et dans l’organisation de notre vie en société.