Intuition et doute un outil de compréhension.
L’intuition comment en bénéficier?

L’intuition nous indique le choix de notre cerveau. Face à une situation, par exemple décider si vous voulez suivre notre programme, acheter un produit qu’on vous propose, vous pouvez décider en vous appuyant soit sur l’intuition, (réponse de votre cerveau ou de votre cœur à la question), soit sur la base d’une analyse consciente, discursive, c’est à dire sur la base d’un questionnement et d’une démonstration. Votre raison peut vous dire que “oui je fais confiance, c’est raisonnable » mais votre intuition peut vous dire le contraire? Mais qui a raison, la raison ou l’intuition?

Les bien-faits du doute

Quelle difficulté se présente pour vous face à une telle situation? C’est que vous êtes dans le doute, dans l’insécurité; vous ne savez pas vraiment ce qu’il convient de faire, quelle décision est la plus adéquate pour vous.

Contrairement à ce qu’on peut penser le doute est bénéfique à condition d’en tirer profit.

L’intuition est ainsi un indicateur pour vous avertir qu’il y a quelque chose qui ne va pas, ou du moins pas encore. Il n’y a pas identité de vue entre votre raison et votre intuition.

Vous avez alors trois possibilités:

  1. se dire que l’analyse rationnelle est trop astreignante et faire confiance à l’intuition
  2. chercher à accorder raison et intuition
  3. nier le problème, le repousser à plus tard, le fuir.

Comment faire pour que intuition et raison s’accordent?

Si vous avez le temps et l’opportunité, il est de votre devoir de faire en sorte que raison et intuition s’accordent. Si vous négligez de faire cet effort vous aurez toujours en vous un sentiment d’insatisfaction, de doute, de manque d’harmonie.

Être dans le doute peut être un puissant facteur de motivation, d’action et de focalisation sur le problème. Pour accorder intuition et raison, il vous faut vous sensibiliser, utiliser vos émotions, utiliser le langage intuitif pour explorer de manière intuitive et à travers le raisonnement, le questionnement, la confrontation d’idées de la manière discursive une exploration de la situation dans toute son étendue et sa profondeur.

Mais attention, l’intuition n’est que rarement précise, elle vous renvoie le plus souvent une image floue, qui se focalise comme dans un raccourci. Trop de doute et trop de peurs sont susceptibles d’étouffer votre faculté intuitive et votre persévérance discursive. Or, l’essence même de l’intuition n’est-elle pas de nous fournir les vraies réponses déjà présentes, en nous-même ? Il s’agit d’apprendre à voir à l’intérieur de soi-même et se faire confiance.

Bien entendu en situation de crise, de menace directe, cette phase de rechercher la concordance entre intuition et raison prendrait trop de temps. Il est alors sage de faire confiance à l’intuition. N’est-ce pas l’intuition qui nous fournit la vrai réponse que nous avons en nous? Nous sommes nombreux à avoir des intuitions remarquablement justes et apparemment surgies de nulle part. Nous les qualifions d’instinct animal, de perception extrasensorielle, de sentiment viscéral – voire de sixième sens. Certaines personnes préfèrent les ignorer, les taxant de simples coups de chance.

Nier le problème, les conséquences

Il est évident que la non-concordance entre raison et intuition nous met en général mal à l’aise. Nous nous sentons inconfortable. Notre première réaction est alors souvent une réaction de défense, face à l’intrus. Par tous les moyens on cherche à nier le problème. Si ce n’est pas possible il faut au moins nier les conséquences. Une autre manière d’aborder une telle situation c’est de prendre la fuite. Mais le plus souvent nous savons pertinemment que le problème se représentera tôt ou tard et qu’il faudra alors trancher ou le résoudre.

La conversation intérieure

Quand on se trouve en face d’une situation donnée, notre cerveau nous “souffle” des réponses, des réponses sous forme d’une conversation intérieure que nous nous faisons. Avez-vous déjà réfléchie sur ce que votre cerveau vous dit quand vous ne parlez pas? Il cherche à vous ouvrir une percée, ou encore il vous décourage. Par tâtonnements, il questionne, il cherche une voie, une issue. Il donne des indications, il formule des hypothèses, il ouvre des pistes de réflexions, il offre des idées et des alternatives, il ferme des portes, il dresse des obstacles, et tout cela le plus souvent dans un indescriptible désordre aléatoire.

L’intuition à plusieurs niveaux

La première intuition

Face à un problème, une idée, une situation votre cerveau vous donne une première réaction. Réaction puisé dans les situations du passé que vous connaissez. Si votre modèle de représentation correspond à la situation perçue vous êtes en mesure d’agir. Si par contre vous avez des doutes en ce qui concerne la réalité de la situation rencontrée, vous serez appelé à engager une exploration en profondeur.

La seconde intuition

Après avoir explorée la situation plus en profondeur, interrogez de nouveau votre intuition de manière consciente. Est-ce que vous avez réussi à rapprocher raison et intuition au point qu’elles concordent? Ou avez-vous besoin de continuer encore l’approfondissement?